Comment ces relevés sont faits
Vous avez le droit de savoir comment un chiffre a été obtenu avant de le croire. Voici la mécanique, ses limites comprises.
Par Jean-Philippe Santarelli, consultant indépendant à Ajaccio (Greeneris).
Les questions sont celles d’un client, pas d’un professionnel
Chaque campagne part d’un métier et d’un territoire. On écrit les questions qu’un particulier pose vraiment avant d’acheter — « on part en Corse en août avec deux enfants, quel hôtel avec piscine ? » — et non des mots-clés. Ces questions sont publiées mot pour mot sur chaque relevé : vous pouvez les reposer vous-même et comparer.
Une question par zone, pas une par entreprise
Les questions sont posées une fois par zone géographique, puis chaque entreprise de la zone est cherchée dans les mêmes réponses. C’est ce qui rend la mesure abordable : le coût dépend du nombre de zones, pas du nombre d’entreprises. C’est aussi ce qui la rend comparable — deux entreprises d’une même ville sont jugées sur exactement les mêmes réponses. Et chaque question est posée à chaque IA du relevé : une question, jusqu’à cinq réponses — c’est pourquoi l’Observatoire compte toujours plus de réponses que de questions.
Certaines IA lisent le web, d’autres répondent de mémoire
C’est la distinction qui explique presque tout. Une partie des assistants va chercher des pages au moment où la question est posée : ce sont eux qui citent des sites, et ces sites apparaissent dans nos relevés. Les autres répondent avec ce qu’ils ont appris pendant leur entraînement, sans rien consulter sur le moment.
Conséquence directe, et seule promesse que la mesure autorise : une page qu’aucun de ces robots ne peut lire ne sera jamais citée. Une page publiée et lisible peut l’être — sans garantie, et avec un délai qui se compte en semaines. Nous ne vendons pas de position.
Ce que ces chiffres ne disent pas
Un relevé est une photo, à une date. Une même question ne donne pas deux fois la même réponse : le dépistage se contente d’une répétition, ce qui suffit à repérer une absence persistante mais ne suffit jamais à prouver une tendance. Tant qu’une campagne n’a pas été remesurée, aucune évolution n’est affichée — c’est pour cela qu’aucune courbe ne figure sur ces pages.
L’échantillon est petit et assumé comme tel : 177 entreprises et 1 445 réponses analysées à ce jour, sur 5 relevés. Il ne représente ni un secteur national, ni la France. Il représente les entreprises qui ont été mesurées, nommément, dans les zones indiquées.
Comment ces pages sont écrites
Les chiffres sont dérivés de la base de mesures par un programme : personne n’en saisit un seul, et ils se rafraîchissent à chaque campagne. Le commentaire qui les entoure est rédigé avec l’aide d’un modèle de langage qui ne reçoit que ces mesures — jamais le web, jamais sa propre mémoire — puis relu automatiquement : un chiffre sans mesure, une question citée mais jamais posée, une durée qu’aucun historique ne soutient, et la page n’est pas publiée.
Je relis chaque page avant sa mise en ligne et je la signe. La rédaction est assistée ; la responsabilité de ce qui est écrit ne l’est pas.
Une erreur ? Écrivez-moi
Si votre entreprise apparaît dans un relevé et que le résultat vous semble faux, dites-le : la mesure est refaite et la page corrigée. C’est le seul moyen honnête de tenir un observatoire.